L’altitude aidant, la pression partielle du dioxygène décroit en fonction de l’altitude, … en gros on a moins d’air et on respire moins bien.
Le temps que l’organisme s’habitue, il faut une bonne journée tranquille.
Sauf qu’en péruvien, « tranquille » se traduit par «on va en boîte prendre quelques verres ».
Résultat, Eddson qui est Péruvien je vous le rappelle, aime bien sortir.
A Cuzco, il y a de quoi se défouler ! Entre « Free drink » et « Happy Hour », on sature assez vite.
A la sortie de la deuxième boîte, Eddson me dit qu’il ne se sent pas bien, qu’il lui faut de l’air.
L’alcool consomme pas mal de dioxygène, le sang en contient pas assez a cause de l’altitude et de la pression partielle de celui-ci qui décroit proportionnellement … bon…, taxi et à l’hôpital de Cuzco pour aller faire le plein d’oxygène, c’est courant ici !
C’est là que ca devient assez… comment vous dire, flippant.
Néons blafards, chaleur moite de la nuit, la grille grinçante de l’entrée nous est ouverte par le gardien des lieux, qui à l’air de sortir d’un long coma tant il marche comme un zombie. La fatigue sans doute.
On arrive aux urgences. Il est 3 heures du matin, et seul quelques malades sont couchés sur des brancards dans le couloir qui doit être vert je pense. Le néon, décidément je n’aime pas ca.
On réveille une dame, la pharmacienne je crois, qui nous dirige vers le bureau voisin, vide.
On finit par trouver un brave homme qui apparemment doit être infirmier de garde.
Il finit par nous emmener dans une salle, fait un diagnostic rapide : en effet, Eddson manque d’air, il faut lui administrer le précieux dioxygène, celui dont la pression partielle… enfin bref.
Pas question cependant de mettre le nez a la sortie de la bouteille d’oxygène ! Direction la pharmacie, ou la bonne dame c’était rendormie du sommeil du juste.
Une canule (ca s’appelle comme ça ?), juste un euro, mais bon, il fallait les avoir…
Un bref passage aux toilettes me fait regretter les bières bues quelques heures avant.
Ca y est, Eddson est enfin tuyauté a la bouteille d’air, presque vide elle aussi.
La salle de soins et indescriptible pour mes yeux d’occidental habitué a une asepsie quasi parfaite des lieux destinés aux soins médicaux.
Des affichettes informent ceux qui voudront bien les lire du bienfait du lavage des mains.
La poubelle est pleine de déchets, de seringues, de compresses plus ou moins propres, de flacons...
Sur la table de soins, des flacons et des ampoules ouvertes.

Par terre, deux compresses rougeâtres… du sang probablement ; sur la photo, il y a bien un chiffon rouge, mais juste un chiffon !
Eddson est couché sur un lit qui a dû servir mille fois avant lui, dans une couverture dont je ne veux même pas savoir d’où elle provient.
Un médecin arrive.
Je ne sais pas comment elle à fait pour trouver la salle, elle dort presque.
Elle ausculte son patient, je me demande si elle ne c’est pas endormie un bref instant en écoutant le rythme cardiaque. En tout cas elle a l’air très gentille. Vous avez déjà dit a votre femme « Tu es si belle quand tu dors » ? Ca doit être ca je crois !
Rien de grave en effet, nous pouvons repartir.
Eddson va mieux, c’est l’essentiel.
15 minutes plus tard, nous repartons de cet endroit que je n’aimerais pas revoir de sitôt.
En tout cas, on a été reçu assez rapidement, c’est un bon point.
Quant a la propreté… les gens doivent être plus résistants ici, enfin je me plais a le croire.
Nous sommes rentrés à l’hôtel ensuite, c’est mieux non ?
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